Le 30 septembre 2000 Charles
Enderlin a eu son jour de gloire. Il avait alors flairé le scoop du siècle
que lui avait servi, sur un plateau, son caméraman Talal Abou Rahmeh,
militant de la cause ‘’palestinienne’’. La preuve par l’image que les Juifs
‘’assassinaient’’ de sang froid, aussi, les enfants. Scoop qui fut aussitôt mis
gracieusement à la disposition des médias internationaux et largement diffusé.
Sauf que, à la lecture des images, le doute s’installa quant à la véracité des
images. Il s’amplifia suite aux obscures réponses obtenues et aux diverses
tentatives de l’intéressé et de France 2 d’étouffer toute commission
d’enquête sur cet ‘’assassinat’’.
Le gouvernement israélien a donc
décidé d’établir un rapport sur le sujet. Sa conclusion est sans appel. Au vu
du matériau disponible l’enfant Mohamed A-Dura n’est pas mort. Rien ne
permet de l’établir. « Il n'y a qu'une seule façon de contrer les
mensonges, c'est par la vérité » a affirmé le Premier ministre
Benjamin Netanyahou. L’Etat d’Israël va-t-il être poursuivi en
justice pour diffamation comme le fut Philippe Karsenty ? Nul ne le
pariera ! Le temps n’est plus ce qu’il était. Il est celui de rendre les
comptes !
Il faut se souvenir en effet,
suite aux contestations et aux demandes d’éclaircissements venant forcément
« d’extrémistes de droite pro-israéliens », du soutien sans
faille de la profession, se vantant d’avoir une déontologie mais allant jusqu’à
pétitionner en 2008 Pour
Charles Enderlin : « Voilà sept ans qu’une campagne
obstinée et haineuse s’efforce de salir la dignité professionnelle de
notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem ».
« dignité professionnelle »
ont-ils dit ?
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Il faut lire la liste
impressionnante de journalistes et des personnalités ayant fait corps autour de
lui plutôt que de réfléchir aux interrogations soulevées. Il faut voir les
médias français faisant obstruction à cette campagne forcément « obstinée
et haineuse » plutôt que servir l’information et leur lectorat.
Il faut se souvenir évidemment du
soutien de Jacques Chirac, alors Président de la République, par une lettre écrite
le 25 février 2004 où y est précisé « l’expérience inégalée »,
« le travail de recherche qui honore » et le « souci de l’exactitude
des faits » sur un livre écrit par l’envoyé permanent à Jérusalem.
Un Président ayant eu tout le loisir de se pencher sur la divergence les trois
années précédentes, voire d’exiger une commission d’enquête mais qui a préféré
resté silencieux tant cette affaire collait à la politique pro-arabe et
anti-israélienne qu’il partageait sans état d’âme.
Il faut se souvenir encore que le
Consul Général de France à Jérusalem a remis les insignes de Chevalier
de l’Ordre national de la Légion d’honneur à Charles Enderlin sur
décret en date du 13 juillet 2009 du Président de la République Nicolas
Sarkozy. Une médaille qui récompense, sans doute, les mérites éminents
civils rendus à la nation par ce journaliste et un président qui se prétend ami
d’Israël mais n’est pourtant pas capable de comprendre l’importance que
ce pays soit reconnu comme étant l’état du peuple juif.
Il faut surtout se souvenir des
noms de tous ces morts israéliens (z’’l), mais pas seulement, que l’on peut
accrocher, sans aucune contestation possible, aux palmarès du journaliste et de
France 2 dans l’essor de l’intifada qui a suivi. Daniel Pearl
(z’’l), journaliste juif américain, est presque devenu l’emblème de cette
escroquerie intellectuelle pour avoir eu la gorge tranchée face à une caméra et
pour venger « l’assassinat » de Mohamed A-Dura.